Et si les organisations étaient partiellement inertes…

 

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Michael Hannan, fondateur avec John Freeman du mouvement « Pomulation Ecology », Stanford University, interviewé en 2009. 

 

Le texte ci-dessous est extrait de la fiche de lecture écrite par Jeroen Kuilman pour l’Encyclopédie.

Dans leur article « The Population Ecology of Organizations« , Michael Hannan et John Freeman proposent pour la première fois d’utiliser des modèles écologiques dans l’étude des organisations. Cet article de 1977 jette les bases de ce qui, plus tard, a donné naissance à une série de lignes de recherche empirique différentes sur « l’écologie des populations organisationnelles », ou simplement « l’écologie organisationnelle »[…]

Afin d’argumenter en faveur d’une approche écologique, M. Hannan et J. Freeman ont positionné leur article contre la perspective, alors prédominante, de la relation entre les organisations et leur environnement, à savoir celle de l’adaptation organisationnelle. Leur point de vue ne va pas jusqu’à considérer que les organisations ne changent pas, ils reconnaissent la possibilité d’une action managériale en écrivant que « les dirigeants des organisations mettent bel et bien en place des stratégies et les organisations s’adaptent effectivement aux contingences environnementales » (p.930). Ils se bornent à souligner qu’il y a simplement des contraintes à la flexibilité adaptative des organisations, et donnent ensuite une liste de ces contraintes. Celle-ci propose quatre sources d’inertie structurelle internes (les contraintes limitant le transfert d’actifs, les flux de l’information, les jeux politiques internes, les « sentiers de dépendance historique » (historical path dependency), et quatre sources d’inertie externes (barrières juridiques et fiscales, coût de l’acquisition de l’information concernant l’environnement, contraintes externes de légitimité, problèmes de rationalité collective).


 

Michael Hannan explique dans son entretien qu »initialement, John Freeman et moi avons affirmé que les organisations étaient sujettes à de fortes pressions d’inertie. Deux années plus tard, nous avons réfléchi à la manière dont on pourrait expliquer d’où viennent ces pressions d’inertie. Nous avons écrit un article, qui est un de mes articles les plus cités, qui avait pour titre « Structural Inertia and Organizational Change« .

Michael Hannan : Pourquoi l’inertie ?

 

 

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